Révélations Y – 9 : Les anges déchus et les mystères d’Énoch rendus accessibles
Énoch, l’Alpha, le premier à s’être relevé des ténèbres, le Père absolu. La bible en parle, mais le personnage est globalement ignoré, voire « censuré », mais pourquoi ? C’est ce qu’on va essayer de comprendre dans cette émission qui est la suite logique des deux précédents épisodes de notre série « Révélations Y ».
En effet, dans les deux derniers épisodes, nous avons abordé deux sujets essentiels pour comprendre ce que l’on va analyser ce soir. On a parlé des cycles de la conscience globale, le 24h divin qui dure environ 25000 ans, avec la partie « jour » et la partie « nuit ». Concrètement, de la même façon que la conscience humaine doit quitter le corps tous les jours pour un certain temps, de cette même façon, la conscience globale (ou divine) doit passe aussi par ces cycles de présence et d’absence.
Certainnes cultures parlent de la réspiration divine, d’autres parlent du rêve de Dieu, et d’autres parlent d’une réalité créée par le mental (un peu comme n rêve). Dans tous les cas, on trouve des écrits qui parlent de cycles un peu partout.
On avait aussi vu la version de l’hindouisme qui parle de 4 époques, les Yuga, et on avait vu que selon ces écrits, nous venons de finir un cycle complet, qui finit sur la période la plus difficile et la plus chaotique, et nous sommes entrés dans ce que l’hindouisme appel « L’âge d’or », l’équivalent du moment où le Soleil se lève. D’ailleurs, quand t’y penses, le moment le plus chaotique laisse place au lever du Soleil, un peu comme le moment le plus froid de la nuit qui précède les premiers rayons du matin.
Vous vous rappelez de 2012 ? La fameuse année où certains attendaient la fin du monde ? En réalité, le calendrier Maya parlait de la fin d’un cycle.
La nuit de l’âme milenaire est arrivé à son terme, et c’est le début de quelque chose de nouveau, que nous, êtres qui ont grandi au moment le plus froid de la nuit, ne pouvons pas encore imaginer…
La Grotte de Platon, attribué à Michiel Coxcie, milieu du XVIe siècle.
La mystérieuse histoire des veilleurs (anges déchus)
Parlons maintenant d’Énoch. Dans ses écrits, il parle de la chute de ce qu’il appelle « les veilleurs », des anges qui étaient censés prendre soin de l’humanité.
Dans le Livre d’Hénoch, les Veilleurs sont des anges envoyés pour observer l’humanité, mais ils finissent par se rebeller. Attirés par les femmes humaines, ils descendent sur Terre, prennent des épouses et engendrent des géants appelés Néphilim.
Chapitre 6
« Et il arriva, lorsque les fils des hommes se furent multipliés, que des filles leur naquirent, belles et gracieuses. Et les anges, les fils du ciel, les virent et les désirèrent. Et ils se dirent les uns aux autres : “Allons, choisissons-nous des femmes parmi les enfants des hommes, et engendrons des enfants.” »
En plus de cela, ils transmettent aux hommes des connaissances interdites — comme la magie, la fabrication des armes ou certains savoirs occultes — ce qui entraîne une corruption massive et une violence généralisée sur la Terre.
Chapitre 7
« Et tous les autres avec eux prirent chacun pour soi une femme, et ils commencèrent à aller vers elles et à se souiller avec elles. Et ils leur enseignèrent les enchantements, les charmes, et la connaissance des racines et des plantes. Et elles devinrent enceintes et enfantèrent de grands géants… »
Chapitre 8
« Azazel enseigna aux hommes à fabriquer des épées, des couteaux, des boucliers et des cuirasses… Il leur montra les métaux de la terre et l’art de les travailler… Et il enseigna les bracelets, les ornements, l’usage de l’antimoine… Et il y eut une grande impiété, et ils commirent la fornication, et ils furent égarés… »
Face à ce chaos, les archanges interviennent et Dieu prononce un jugement sévère : les Veilleurs sont enchaînés et condamnés jusqu’au jugement final, tandis que leurs enfants sont détruits. Les esprits issus de ces géants deviennent, selon le texte, des esprits mauvais qui errent sur la Terre.
Chapitre 9
« Et alors Michel, Gabriel, Raphaël et Uriel regardèrent du ciel et virent beaucoup de sang répandu sur la terre… Et toute la terre fut remplie d’iniquité et de violence… »
Malgré leur tentative de demander pardon par l’intermédiaire d’Hénoch, leur faute est jugée irréversible…
Chapitre 10
« Et le Seigneur dit à Raphaël : “Lie Azazel de pieds et de mains, et jette-le dans les ténèbres… Et couvre-le de ténèbres, et qu’il y demeure pour toujours…” »
Chapitre 12
« Hénoch, scribe de justice, va dire aux Veilleurs du ciel… Vous étiez dans le ciel, mais vous vous êtes souillés avec les femmes… »
Chapitre 13
« Alors ils me demandèrent tous d’écrire pour eux une requête, afin qu’ils obtiennent pardon… Et je rédigeai leur requête… »
Tu diras aux Veilleurs du ciel : ce n’est pas aux hommes d’intercéder pour vous, mais c’est à vous d’intercéder pour eux. Pourquoi avez-vous abandonné le ciel élevé et saint… pour vous souiller avec les femmes ?”
Chapitre 15
« Vous étiez des esprits saints, vivant pour l’éternité… Mais vous vous êtes souillés avec des femmes… Et vous avez engendré des enfants par le sang et la chair… »
Chapitre 16
« Et maintenant, les géants… deviendront des esprits mauvais sur la terre… Et les esprits des géants opprimeront, détruiront, attaqueront… »
Analyse simplifiée de l’histoire des veilleurs (anges déchus)
Alors, que se passe-t-il avec cette histoire étrange ? Qui sont ces veilleurs ?
Dans la partie du cycle mentionné dans cette émission où la conscience globale (ou divine) se repose, la conscience humaine descend au niveau individuel. La cellule du corps divin qui est l’être humain, prend conscience de son existence en tant qu’être séparé de tout le reste. Le « Je Suis » qui connecte l’ensemble n’est pas présent, remplacée par la conscience individuelle.
Afin d’éviter le chaos total, il y a des anges qui sont mis en place pour garder l’ordre. Ils sont censés veiller sur l’humanité pendant « la grande nuit ». C’est l’équivalent du corps qui ne se met pas en décomposition quand on dort, car il y a des mécanismes actifs qui veillent à ce que l’ordre soit maintenu. Quand la conscience est absente et ces mécanismes sont inactifs aussi, le corps entre en décomposition.
Ces anges ou veilleurs se manifestait à travers des individus qui incarnaient des principes divins, et en le faisant, ils devenaient ces mécanismes actifs qui empêchaient le corps divin d’entrer en décomposition. Voici ce qu’on avait vu ensemble sur un certain groupe de rois, qui sont en réalité l’incarnation terrestre de ces anges veilleurs :
« Dans leur royaume, plus un humain se mettait au service des autres, plus il recevait de l’autorité. Celui qui se donnait pleinement au service des autres, recevait autorité absolue de la part des autres, et des deux autres niveaux d’existence, celui de la Terre et celui de l’Univers. Il devenait littéralement Dieu sur Terre, et il avait un pouvoir incompréhensible par nos capacités cérébrales actuelles. On les appelait « Sacrificateurs selon l’ordre de Melchisédek », parce qu’ils sacrifiaient leur vie individuelle pour se mettre pleinement au service des autres.
Leur vie n’était pas vraiment simple. Ces derniers passaient l’écrasante majorité de leur temps dans un état méditatif qui les mettait en extase, et qui était extrêmement difficile pour le corps. Un corps humain moyen d’aujourd’hui ne durerait pas de quelques secondes dans cet état, avant d’être submergé par la folie et la mort.
L’autre partie de leur existence, ils la passaient en apportant la justice dans les rares petits conflits qui avaient lieu, toujours dans le respect absolu les uns des autres. Ils n’avaient pas le droit de faire quoi que ce soit d’autre, que d’aider les humains, de les guérir, d’apporter la Paix, et le rôle le plus important de ces Rois, était de propager leur état vibratoire Divin autour d‘eux, afin que n’importe quoi soit naturellement encouragé à entrer en résonance avec le Divin.«
Civilisation Prédiluvienne – Souvenirs d’un passé lointain et imminent
Les civilisations naissent et disparaissent à travers l’histoire, mais on a perdu les traces de ce qui s’est passé avant le déluge, phénomène bien réel et bien documenté. À quoi ressemblait l’Homme…
Concrètement, les veilleurs étaient des rois qui étaient censés garder leur connexion avec le divin pendant le « sommeil divin », et de guider leurs nations durant la longue nuit qui allait suivre, mais plus on avançait dans cette longue nuit, plus l’humanité devenait difficile à guider. Au fur et à mesure qu’on s’enfonçait dans les ténèbres, l’humain s’est laissé tenter par les plaisirs charnels. Avec le temps, la situation a empiré, et ces tentations ont fini par atteindre les anges veilleurs, les rois guides.
Ces derniers vinrent ce que les humains avaient créé pour satisfaire leurs désirs charnels, et commencèrent à se dire « pourquoi pas nous » ? Épuisés de leurs constants efforts, ils finirent par abandonner, et commencèrent à se séparer du divin pour se laisser tenter. Cela les fera chuter dans un état de conscience inférieur, comme celui des autres humains.
Quand on est entré dans « le sommeil profond divin », ce que l’hindouisme appelle le « Kali-Yuga », la lignée des rois finit par disparaitre complètement, et l’humanité sombra dans l’obscurité totale. Cela créa un chaos destructeur sans précédent, où l’injustice est devenue la norme.
Enoch, et la lignée de l’ordre de Melchisédek
Énoch est un des hommes les plus importants ayant marché sur la Terre, car c’est le premier à avoir pris conscience de cela, bien après la disparition du dernier sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek. Alors que les veilleurs commençaient au ciel et chutaient sur la Terre, Énoch est le premier Homme à avoir fait le chemin inverse, c’est-à-dire, celui de l’être humain qui monte dans le Ciel.
Les Hommes qui arrivent à cela, forment une nouvelle forme de « Veilleurs » avec lesquels la Conscience Divine, (l’Univers, la Source…) fait des alliances. Adam est l’archétype des veilleurs anciens qui ont chuté, mais après lui, il y a eu Noé, Abram (Isaac et Jacob), Moïse, David, et le Christ. Toutes les alliances ont été problématiques pour leurs porteurs, et ils finirent tous par sombrer dans la tentation.
De ceux-là, le seul qui a porté la volonté divine jusqu’au bout, c’est le dernier (qui est aussi le premier), le Christ, qui est décrit comme « sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek » :
« Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et solide; elle pénètre au delà du voile, là où Jésus est entré pour nous comme précurseur, ayant été fait souverain sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek. » – Hébreux 6 : 19 – 20
En effet, ce Melchisédek, roi de Salem, sacrificateur du Dieu Très-Haut, -qui alla au-devant d’Abraham lorsqu’il revenait de la défaite des rois, qui le bénit, et à qui Abraham donna la dîme de tout, -qui est d’abord roi de justice, d’après la signification de son nom, ensuite roi de Salem, c’est-à-dire roi de paix, – qui est sans père, sans mère, sans généalogie, qui n’a ni commencement de jours ni fin de vie, -mais qui est rendu semblable au Fils de Dieu, -ce Melchisédek demeure sacrificateur à perpétuité.
Considérez combien est grand celui auquel le patriarche Abraham donna la dîme du butin. […]
[…] Cela devient plus évident encore, quand il paraît un autre sacrificateur à la ressemblance de Melchisédek, institué, non d’après la loi d’une ordonnance charnelle, mais selon la puissance d’une vie impérissable; car ce témoignage lui est rendu: Tu es sacrificateur pour toujours Selon l’ordre de Melchisédek.
Il y a ainsi abolition d’une ordonnance antérieure, à cause de son impuissance et de son inutilité, – car la loi n’a rien amené à la perfection, – et introduction d’une meilleure espérance, par laquelle nous nous approchons de Dieu. Et, comme cela n’a pas eu lieu sans serment, car, tandis que les Lévites sont devenus sacrificateurs sans serment, Jésus l’est devenu avec serment par celui qui lui a dit: Le Seigneur a juré, et il ne se repentira pas: Tu es sacrificateur pour toujours, Selon l’ordre de Melchisédek.
Jésus est par cela même le garant d’une alliance plus excellente. De plus, il y a eu des sacrificateurs en grand nombre, parce que la mort les empêchait d’être permanents. Mais lui, parce qu’il demeure éternellement, possède un sacerdoce qui n’est pas transmissible. C’est aussi pour cela qu’il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur.
Il nous convenait, en effet, d’avoir un souverain sacrificateur comme lui, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux, qui n’a pas besoin, comme les souverains sacrificateurs, d’offrir chaque jour des sacrifices, d’abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple, – car ceci, il l’a fait une fois pour toutes en s’offrant lui-même. En effet, la loi établit souverains sacrificateurs des hommes sujets à la faiblesse; mais la parole du serment qui a été fait après la loi établit le Fils, qui est parfait pour l’éternité. »
Conclusion
Si l’on résume ce que l’on vient de voir ce soir, on voit que cette histoire de veilleurs/anges déchus est une histoire de corruption des autorités, qui au lieu d’utiliser leur autorité pour veiller à l’humanité, ils commencèrent à l’utiliser pour satisfaire leurs désirs personnels, quitte à voler l’existence de ceux qu’ils sont censés veiller et servir.
Ce passage spécifique du livre d’Énoch explique parfaitement le monde dans lequel nous vivons :
« Et maintenant, les géants… deviendront des esprits mauvais sur la terre… Et les esprits des géants opprimeront, détruiront, attaqueront… » – Chapitre 16 du livre d’Énoch
En effet, quand les veilleurs ont commencé à chuter et se séparer du grand tout, ils commencèrent à se tourner les uns contre les autres, ce qui était la raison des grandes guerres qui versaient beaucoup de sang. L’esprit des géants est la continuité causale de l’existence des géants à leur époque, mais aujourd’hui, il existe un moyen de faire autrement, sortir de Babylone, sortir de la confusion, sortir des constructions mentales mises en places par les esprits des géants anciens, sortir de l’illusion, sortir de ce que l’on croit, afin d’entrer en résonance avec le réel, donc ce qui est.
Cela est extrêmement important, car quand on s’accorde avec ce qui est en toute humilité, on réalise qu’avant d’être hommes ou femmes, enfant ou parent, chrétien, musulman ou athée, de gauche ou de droite… nous sommes avant tout des êtres vivants, et on retrouve le point de croisement, à travers lequel nous faisons tous un, comme des cellules d’un grand corps Éternel !