La surexposition à des contenus type YouTube Shorts, TikTok, ou même les courts posts sur X provoque une fragmentation de notre attention. Cela est un désastre bien plus grave que ce que l’on pense. Examinons cela ensemble.
- Odysee
- Crowdbunker
Le cerveau apprend un rythme
Quand tu regardes des Shorts :
- toutes les 10 à 30 secondes, il y a une nouveauté ;
- chaque vidéo promet une récompense immédiate (une blague, une surprise, une émotion, une information) ;
- si elle ne te plaît pas, un balayage du doigt suffit pour passer à autre chose.
Ton cerveau apprend alors quelque chose de très simple :
« Si je m’ennuie pendant plus de quelques secondes, une récompense meilleure est à un swipe de distance. »
C’est extrêmement puissant.

À l’inverse, lire un livre, apprendre les mathématiques, programmer ou même regarder un film demandent souvent plusieurs minutes avant que la récompense cognitive n’arrive. Ton cerveau compare inconsciemment et il se dit :
« Pourquoi attendre 10 minutes alors que je peux avoir une récompense dans 5 secondes ? »
De l’autre côté, TikTok est une machine à nouveauté. Chaque swipe est une loterie. La prochaine vidéo sera peut-être incroyable… Ou nulle… Cette incertitude est exactement le même principe que les machines à sous : les récompenses variables sont particulièrement efficaces pour maintenir l’engagement.
La dopamine est liée à :
- l’anticipation,
- la motivation,
- la recherche de nouveauté,
- l’apprentissage.
donc la consommation de ce genre de contenus provoque un déséquilibre important dans la gestion de dopamine pour le cerveau. On devient dépendants à la sensation de « récompense » qui se manifeste par une petite dose de dopamine, et on cherche la récompense encore et encore, et on fait défiler encore et encore, littéralement hypnotisés par l’écran.

Le coût caché : l’attention profonde
Ce qui m’inquiète davantage, c’est la disparition de ce que certains chercheurs appellent le deep work ou l’attention soutenue. Au début d’une tâche difficile :
- on s’ennuie,
- on comprend mal,
- on fait des erreurs.
Puis, après 10 ou 20 minutes, quelque chose change. Le cerveau commence à construire un modèle mental. Les idées se relient. On entre parfois dans un état de « flow ». Si on interrompt constamment ce processus, on passe rarement ce cap. On devient très bon pour consommer de l’information, et beaucoup moins pour produire des idées.
Tout ceci ressemble beaucoup à ce qu’on avait dit dans cette émission :

Pas le temps de « s’ennuyer »
On sous-estime un autre effet de tout ceci. Avant, lorsqu’on s’ennuyait :
- on réfléchissait ;
- on imaginait ;
- on observait ;
- on laissait son esprit vagabonder.
Aujourd’hui, la moindre file d’attente devient :
téléphone → Shorts, TikTok, X, etc… → dopamine → retour à la vie.

Le cerveau dispose de moins de moments « vides », or ces moments sont souvent ceux qui nous permettent de nous connecter au réel, visible ou invisible, là où surgissent les meilleures idées. Cela ne laisse pas de place à l’intuition, et on devient de moins en moins capables de créer, et de plus en plus dépendants à la consommation d’information, en quette de dopamine
Nous perdons notre capacité de nous focaliser, et la méditation devient pratiquement impossible.
L’aspect ésotérique de tout ceci
Récemment, nous avions vu certaines choses concernant la conscience et le subconscient, et on avait parlé des mécanismes derrière la réalité, qui permettent aux pensées de se manifester au réel.

Vous vous rappelez de ce passage ?

Dans le passé, j’ai dit de nombreuses fois que le Soleil est le corps physique de la conscience, littéralement, réellement.

Quand on parle de concentration, on parle de concentration de notre conscience, qui fonctionne comme la lumière du Soleil. Notre capacité créatrice dépend énormément de notre capacité de nous concentrer. Observez la puissance de la lumière du Soleil quand on concentre les rayons sur un point précis :
C’est la puissance contenue dans 1,5 m² de lumière du Soleil. Vous voyez la différence de la puissance de la lumière dispersée et la lumière concentrée ? La même différence existe aussi en nous et à notre capacité créatrice à travers la concentration.
Cela ajoute une couche de gravité encore plus importante dans la « fragmentation » de notre temps d’attention. Une grande capacité de concentration revient à prendre une plus grande surface du Soleil pour la concentrer à un point, et une incapacité de se concentrer donne l’inverse, une toute petite surface de lumière concentrée à un point, incapable d’allumer même une allumette…
Alors si nous voulons être maitres de nos vies, nous devons récupérer notre capacité créatrice dans toute sa grandeur, telle qu’elle nous est donnée par Dieu, Papa, le Créateur, l’Univers… chacun son mot, mais on se comprend. Tout ceci explique la nécessité de la méditation et de la prière, qui ne sont rien d’autre que des façons de « concentrer notre lumière intérieure » afin de la diriger vers ce que nous voulons.
Ne sous-estimez pas ce qui est dit dans cette émission, car la capacité d’un individu de canaliser sa lumière va déterminer son avenir dans les temps que nous traversons.
Il est peut-être temps de revisiter notre tout premier épisode Y-Files :



